
Programmé en séance de minuit au dernier BIFFF (le Festival du Film Fantastique de Bruxelles) et plus récemment au marché du film du festival de Cannes, A Serbian Film de Srdjan Spasojevi devrait rapidement être le prochain scandale cinématographique - si tant soit peu qu'un distributeur fasse accéder ce film aux salles françaises. Oubliez les torture porn aux kilométres de ces dernières années et attendez vous à subir un des assauts visuels les plus extrêmes et marquants (le film est extrêmement violent, gore, sans tabous et sans limites).
Pitch rapide : en Serbie, un ex acteur porno bien rangé accepte un dernier contrat d'un producteur de X bien chelou, pour un rôle qui devrait financièrement lui assurer, à lui et sa famille, des jours bien paisibles. Seul clause : il ne doit rien savoir du scénario et aller jusqu'au bout du tournage. Autant vous dire que rien ne vous sera épargné... mais là n'est pas le plus intéressant dans ce film. Le film décrit brillamment la lente descente aux enfers psychologique de l'acteur et l'évolution de sa dépendance au sexe. Les autorités Serbes (par ailleurs cofinanceurs du film) indiquent que "la violence montrée à l'écran était nécessaire pour traduire l'histoire du pays et des troubles qu'il traverse".
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