La Corée du Sud deux fois à l'honneur pour le palmarés de cette année, avec
- pour le grand prix, Bedevilled de Jan Cheolsoo, où l'on suit Haewon, une jolie trentenaire célibataire, employée d'une compagnie d'assurance à Séoul. Ayant besoin de congés, elle part sur une petite île où elle allait en vacances lorsqu'elle était petite et où elle retrouve Boknam, son amie d'enfance. Boknam, soumise à la volonté tyrannique de ses habitants et aux humiliations quotidiennes de son mari, supplie Haewon de l'emmener à Séoul, mais celle-ci refuse de l'aider et de s'impliquer...
Alors que pendant la quasi totalité du film on assiste à un rape and revenge somme toute assez classique, le film se conclut par une réflexion / mise en abime sur le statut de "voyeur/spectateur passif". Après n'avoir que "regardé", Haewon devra elle aussi réagir face à l'horreur de la situation... D'une interprétation et d'une construction remarquable, le film comporte la scène la plus implicite en terme de symbolique de l'objet couteau au regard de la psychanalyse...
- pour le triple prix de la critique, du jury jeunes et de l'Est Républicain/Vosges matin, I saw the Devil / J'ai rencontré le diable de Kim Jee-Woon, également une histoire de vengeance, celle d'un agent secret qui poursuit le serial killer qui a tué sa fiancée.
Porté par le méchant Min-sik Choi (révélé par Old Boy de Chan-wook Park), voila un survival furieux et sans consession, d'une tension et d'un stress incroyable malgré sa durée (2h20 quand même), avec le final le plus définitif jamais vu pour ce genre...
- prix du Jury : Ne nous jugez pas, du mexicain Jorge Michel Grau, ex-aequo avec The Loved Ones de l'australien Sean Byrne, qui sans révolutionner le genre torture blablabla famille de névrosés blablabla n'en reste pas moins sacrément flippant et honnêtement réalisé.
Trois films dans le palmarès axés sur le double théme souffrance/vengeance, ça fait quand même beaucoup... (même s'ils sont bons).
Parmi les autres films de cette année, on retiendra Dream Home (de Pang Ho-cheung) digne représentant des films de catégorie III au pitch surfant sur fond de crise du logement, Rare Exports (de Jalmari Helander) revenant sur les origines du pére noël et qui aurait pû être réalisé par Joe Dante ou John Carpenter dans les années 80, et deux docs sur le cinéma bis "American Grindhouse" et "Machete Maidens Unleashed !".
Une nuit giallo ainsi qu'une rétrospective Argento faisait honneur au président du jury, Dario Argento en personne.
- pour le grand prix, Bedevilled de Jan Cheolsoo, où l'on suit Haewon, une jolie trentenaire célibataire, employée d'une compagnie d'assurance à Séoul. Ayant besoin de congés, elle part sur une petite île où elle allait en vacances lorsqu'elle était petite et où elle retrouve Boknam, son amie d'enfance. Boknam, soumise à la volonté tyrannique de ses habitants et aux humiliations quotidiennes de son mari, supplie Haewon de l'emmener à Séoul, mais celle-ci refuse de l'aider et de s'impliquer...
Alors que pendant la quasi totalité du film on assiste à un rape and revenge somme toute assez classique, le film se conclut par une réflexion / mise en abime sur le statut de "voyeur/spectateur passif". Après n'avoir que "regardé", Haewon devra elle aussi réagir face à l'horreur de la situation... D'une interprétation et d'une construction remarquable, le film comporte la scène la plus implicite en terme de symbolique de l'objet couteau au regard de la psychanalyse...
- pour le triple prix de la critique, du jury jeunes et de l'Est Républicain/Vosges matin, I saw the Devil / J'ai rencontré le diable de Kim Jee-Woon, également une histoire de vengeance, celle d'un agent secret qui poursuit le serial killer qui a tué sa fiancée.
Porté par le méchant Min-sik Choi (révélé par Old Boy de Chan-wook Park), voila un survival furieux et sans consession, d'une tension et d'un stress incroyable malgré sa durée (2h20 quand même), avec le final le plus définitif jamais vu pour ce genre...
- prix du Jury : Ne nous jugez pas, du mexicain Jorge Michel Grau, ex-aequo avec The Loved Ones de l'australien Sean Byrne, qui sans révolutionner le genre torture blablabla famille de névrosés blablabla n'en reste pas moins sacrément flippant et honnêtement réalisé.
Trois films dans le palmarès axés sur le double théme souffrance/vengeance, ça fait quand même beaucoup... (même s'ils sont bons).
Parmi les autres films de cette année, on retiendra Dream Home (de Pang Ho-cheung) digne représentant des films de catégorie III au pitch surfant sur fond de crise du logement, Rare Exports (de Jalmari Helander) revenant sur les origines du pére noël et qui aurait pû être réalisé par Joe Dante ou John Carpenter dans les années 80, et deux docs sur le cinéma bis "American Grindhouse" et "Machete Maidens Unleashed !".
Une nuit giallo ainsi qu'une rétrospective Argento faisait honneur au président du jury, Dario Argento en personne.
