lundi 31 janvier 2011

Palmarés du Festival du Film Fantastique de Gerardmer 2011

La Corée du Sud deux fois à l'honneur pour le palmarés de cette année, avec
- pour le grand prix, Bedevilled de Jan Cheolsoo, où l'on suit Haewon, une jolie trentenaire célibataire, employée d'une compagnie d'assurance à Séoul. Ayant besoin de congés, elle part sur une petite île où elle allait en vacances lorsqu'elle était petite et où elle retrouve Boknam, son amie d'enfance. Boknam, soumise à la volonté tyrannique de ses habitants et aux humiliations quotidiennes de son mari, supplie Haewon de l'emmener à Séoul, mais celle-ci refuse de l'aider et de s'impliquer...
Alors que pendant la quasi totalité du film on assiste à un rape and revenge somme toute assez classique, le film se conclut par une réflexion / mise en abime sur le statut de "voyeur/spectateur passif". Après n'avoir que "regardé", Haewon devra elle aussi réagir face à l'horreur de la situation... D'une interprétation et d'une construction remarquable, le film comporte la scène la plus implicite en terme de symbolique de l'objet couteau au regard de la psychanalyse...
- pour le triple prix de la critique, du jury jeunes et de l'Est Républicain/Vosges matin, I saw the Devil / J'ai rencontré le diable de Kim Jee-Woon, également une histoire de vengeance, celle d'un agent secret qui poursuit le serial killer qui a tué sa fiancée.
Porté par le méchant Min-sik Choi (révélé par Old Boy de Chan-wook Park), voila un survival furieux et sans consession, d'une tension et d'un stress incroyable malgré sa durée (2h20 quand même), avec le final le plus définitif jamais vu pour ce genre...
- prix du Jury : Ne nous jugez pas, du mexicain Jorge Michel Grau, ex-aequo avec The Loved Ones de l'australien Sean Byrne, qui sans révolutionner le genre torture blablabla famille de névrosés blablabla n'en reste pas moins sacrément flippant et honnêtement réalisé.
Trois films dans le palmarès axés sur le double théme souffrance/vengeance, ça fait quand même beaucoup... (même s'ils sont bons).
Parmi les autres films de cette année, on retiendra Dream Home (de Pang Ho-cheung) digne représentant des films de catégorie III au pitch surfant sur fond de crise du logement, Rare Exports (de Jalmari Helander) revenant sur les origines du pére noël et qui aurait pû être réalisé par Joe Dante ou John Carpenter dans les années 80, et deux docs sur le cinéma bis "American Grindhouse" et "Machete Maidens Unleashed !".
Une nuit giallo ainsi qu'une rétrospective Argento faisait honneur au président du jury, Dario Argento en personne.

mardi 25 janvier 2011

HELLDRIVER

C'est le nouveau projet en cours de Yoshihiro Nishimura, le génial réalisateur de Tokyo Gore Police, le film (avec Machine Girl) qui a ouvert la voie à la nouvelle vague de films japonais décomplexés gores et fun envahissant depuis 3-4 ans les festivals de la planète. Le pitch rapidos : la moitié de la population japonaise se transforme en morts-vivants suite à une invasion d'extraterrestres. Quelques survivants vont tenter de résister... Eihi Shiina (le personnage principal de Audition), qui faisait déjà les honneurs de Tokyo Gore Police sera de la partie.
Sortie courant 2011, d'ici là, enjoy le trailer :

lundi 24 janvier 2011

Etrange Festival de Strasbourg XVII édition

J'en parlais déjà ici à l'occasion de l'édition automnale 2010 de l'Etrange Festival de Strasbourg... Les dates viennent de tomber : du 6 au 10 avril, revoici le festival de cinéma le plus iconoclaste et underground de la capitale alsacienne. Aucune prog pour le moment, mais on croise les doigts et on fait confiance à l'équipe du Mad Ciné Club. Pour ma part, les 5 jours évoqués sont d'ores et déjà bloqués...

dimanche 16 janvier 2011

Texhnloyse

C'est ma dernière série d'animation japonaise avalée en intégralité en moins d'une semaine. J'ai été attiré par cet anim après avoir vu Ailes Grises, Serial Experiment Lain, et Niea Under Seven, trois séries incroyables, écrites et scénarisés notamment par Yoshitoshi ABE.
Texhnolyse raconte l'histoire de Lux, une cité sous terraine, où le pouvoir a été pris par l'Organo, une organisation mafieuse maintenant une paix toute relative avec différents autres gangs. Cette cité produit le Rafia, une mousse permettant d'éviter tout rejet des prothéses robotiques que les "Texhnloysés" se voient octroyer suite à la perte d'un de leurs membres.
On suivra tout au long des 22 épisodes, le destin d'Onishi, le chef de l'Organo, de l'orphelin Ichise mutilé pour avoir désobéi à son patron, de Doc une médecin qui le "texhnolyse", de la jeune voyante Ran, et d'un homme mystérieux venu de la surface.
Tous vont bientôt bouleverser la paix fragile de Lux... La narration est remarquable (le premier épisode ne comporte presque aucun dialogue), la poésie et les réflexions philosophiques transpirent à chaque épisode.
Un anim pour adulte (thémes abordés, lenteur de la mise en place de l'intrigue,...) et un vrai bijou !

dimanche 2 janvier 2011

I ♥ Absurde

Comme chaque année depuis 10 ans, une des plus anciennes organisations de soirées electroniques sur Strasbourg a remis le couvert en plein milieu des fêtes de fin d'année (super idée soit dit en passant pour le choix des dates !). Coincé au chaud entre Noêl et le nouvel an, le festival Pixels, ce sont avant tout des soirées organisées par des amoureux de la nuit.
Cette année, 3 nuits étaient programmées, le première dédiée à la scéne locale techno/house, la seconde aux sons plus "undergrounds" et la troisième au concept/label Cocoon (sans oublier les "Toilettes mix(tes)". Je n'ai pu me rendre qu'à cette dernière soirée, organisée salle de la bourse : sono impeccablement réglée, espace littéralement subverti par les projections vidéos, salle blindée, tarifs tout riquiquis... et surtout le plaisir intact de retrouver tous les vétérans clubbeurs ayant traversé la longue histoire des nuits éléctroniques alsaciennes. Merci Absurde et à la prochaine !
Pour voir les photos de la soirée du 29 décembre...